Petite escapade dans le sud Tunisien

paysage montagneux, vue dégagée, des petites routes désertes, on arrive à Matmata, un petit village berbère. A première vue d’œil on ne voit pas d’habitations, il faut nous approcher des collines rocheuses pour voir une ouverture qui fait office de porte. Une femme portant une Malya ( habit berbère) et un foulard ornant ses cheveux, nous invite à entrer chaleureusement (les gens du sud sont très accueillants). On est dans une grande cour, au milieu d’un grand rocher, des ouvertures décorées avec du tissu à motifs berbères faisant office de rideaux, derrière l’une d’elles, on trouve une chambre « fraiche » avec un mobilier en terre peint en blanc comme si il sortait du sol et du mur, c’est fascinant ce qu’on peu créer avec peu de chose.

A peine ébahi par cet habitat atypique, on reprend la route vers le cœur du village cherchant un endroit pour y séjourner. L’endroit est petit mais très agréable, on avait l’impression d’avoir voyager dans le temps, c’est calme, on y retrouve quelques personnes faisant leur course chez le seul épicier du village. des petites ruelles qui montent et descendent, des demeures singulières dont la plupart était délaissées , inhabitées. Ce lieu a attiré et attirera toujours ma curiosité, il dégage beaucoup d’histoire. On commence à visiter les hôtels, il y en a pas beaucoup, l’un d’eux s’appelle Sidi Driss, le plus connus puisqu’il a été un des lieux de tournages de star wars. c’est un hôtel troglodyte ressemblant beaucoup à la première maison qu’on a visité, mais celui là a des chambres à l’étage. Il y a également un hôtel plus moderne avec l’esprit architectural de la région.

Fini le séjour à Matmata, on est en route pour chenini qui est à peu près à 3h de route, c’est à Tataouine là ou on trouve les fameuses troglodytes appelées les Ksour ( les palais en français ), le plus connu étant Ksar Ouled soltan, il y a aussi ksar Douiret et ksar Hadada. On arrive, un panneau indique Chenini, on voit pas grand chose, on est plutôt au milieu de nulle part, puis en avançant un peu dans une ruelle, on est devant une grande montagne abritant tout un village, c’est assez impressionnant et exaltant si on la voit pour la première fois. Afin de rejoindre notre chambre ou plutôt notre gite dans la maison d’hôte Kenza,il faut monter en haut de la montagne, c’est assez fatiguant, mais ça vaut le coup de voir la disposition de ce village de rocher. Les chambres sont rudimentaires mais « fraiches » ( très agréable en été), un mobilier en terre joliment décoré avec du tissus berbères, et des tapis de la région confectionnés à la main, il y a aussi quelques décorations en terre cuite. Dans un coin de cette montagne rocheuse, il y a une des rares huilerie traditionnelle où le moulinier confectionne l’huile d’olive avec la méthode berbère, son chameau tourne le moulinier, et une forte odeur de l’huile d’olive se dégager, c’était assez singulier et original pour nous citadins.
Ce village est assez particulier, dépaysant, on y croise quelques touristes et curieux. C’est plutôt un village décor où on apprécie le côté brut naturel, fait main, mais difficile de nos jours de s’y accommoder.

Le meilleur moment pour apprécier ce paysage particulièrement magnifique, c’est au lever du soleil, on entend un joli silence, on apprécie le vide autour de cette montagne et on se perd dans nos pensées. Le séjour au sud tunisien a pris fin, c’est un endroit qui vaut le détour, c’est un voyage dans l’espace temps pour les citadins, c’est différent, agréable et on y découvre l’essence de la vie et puis c’est un lieu foisonnant d’inspiration.